Lisa Cardinaux, une jeune étudiante en physique de Lausanne, a choisi cet été la Chine pour son tout premier voyage en Asie. "La Chine n'est pas une destination très chère, et puis maintenant, il n'y a plus besoin de visa. On a donc pu partir en dernière minute", a-t-elle expliqué, citée par un quotidien français dans un article consacré au tourisme chinois. Afin d'offrir la possibilité à des voyageurs venus du monde entier d'entrer et de se déplacer plus aisément en Chine, le ministère chinois des Affaires étrangères a annoncé en novembre 2023 une politique unilatérale d'exemption de visa à titre d'essai pour les détenteurs de passeports ordinaires de France, d'Allemagne, d'Italie, des Pays-Bas, d'Espagne et de Malaisie. Depuis, l'expérimentation a connu plusieurs phases d'élargissement.
Des touristes visitent le quartier artistique 798 à Beijing, la capitale de la Chine, le 16 juillet 2025. (Xinhua/Li Xin)
L'exemption de visa affiche déjà des résultats encourageants. Selon les données publiées par l'Administration nationale de l'immigration, les étrangers ont effectué 38,05 millions d'entrées et de sorties à la frontière de la Chine au premier semestre de l'année 2025, soit une hausse annuelle de 30,2%. Les entrées sans visa ont continué à augmenter sensiblement, avec 13,64 millions d'étrangers entrant en Chine sans visa au cours des six premiers mois de l'année. Ce chiffre représente 71,2% du total des entrées d'étrangers, soit une augmentation de 53,9% en glissement annuel. "Cela (l'exemption de visa) aide vraiment les gens à voyager, parce que c'est tellement compliqué de demander un visa et de suivre la procédure", a noté Giorgi Shavadze, un Géorgien vivant en Autriche, cité par Associated Press (AP) lors d'une récente visite au Temple du Ciel à Beijing.
Un touriste étranger (au centre) prend une photo avec des artistes du Nanyin de Quanzhou sur le site pittoresque de la rue de l'Ouest à Quanzhou, dans la province du Fujian (sud-est de la Chine), le 20 juin 2025. (Xinhua/Jiang Kehong)
Viktor Acar, étudiant français âgé de 23 ans, s'est rendu en Chine pour la première fois en avril 2025. Pour lui, son voyage a été "dépaysant". Lors d'une interview avec Xinhua, il a précisé que "dans le bon sens du terme, c'est le fait de changer totalement de cadre et d'être immergé dans un environnement très différent, mais assez captivant". Ce qui l'a le plus surpris, c'est l'ambiance calme au cœur des grandes villes chinoises par rapport aux grandes villes en Europe. Il attribue cela principalement aux véhicules électriques et à la largeur des rues. Pour Viktor comme pour Alexandre, la Chine dépasse largement leurs attentes, tant sur le plan pratique que culturel. Tous deux ont exprimé leur volonté de revenir. "Je reviendrai volontiers, même pour travailler ici", a affirmé Alexandre.
